Mes folles histoires avec les strip-teaseuses

stripteaseuses

Alors voilà, moi aussi je me lance à raconter mes expériences!
Je dois dire que Routard m’a quelque peu inspiré, et même si je n’ai pas le même vécu que lui, je me suis dit que moi aussi j’avais quelques histoires qui valaient peut-être la peine d’être partagées. J’espère que ça vous amusera.

Le contexte : je suis client régulier d’une « boite de strip-tease », d’un « théatre érotique », bref, d’un endroit où les filles se déshabillent pour le plaisir des yeux des spectateurs.

Il y a d’une part un spectacle permanent en salle, et d’autre part la possibilité de prendre une danseuse en salon privé, autrement dit un peep-show, ce qui permet bien sûr de se masturber (interdit en salle), mais aussi d’établir un contact physique avec la danseuse (dans les limites qu’elle accepte, et sans contact sexuel), et bien sûr de faire connaissance et de discuter avec elle. C’est ainsi que j’ai fait petit à petit connaissance avec quelques-unes de mes danseuses préférées, et que j’ai approfondi la relation avec certaines. Je propose de vous poster le feuilleton de quelques-unes de mes rencontres.

Bien évidemment les prénoms ont été changés, ce ne sont ni les vrais prénoms ni les noms de scène. L’époque est indéterminée. Merci de ne chercher à savoir ni qui ni quand ni où.

La première fois que j’ai vu Lolita, elle m’a immédiatement fait penser au personnage du même nom. Elle avait l’air si jeune, si innocente (évidemment je n’étais pas dupe). Une jolie brune aux cheveux longs, avec un corps magnifique, notamment de jolis seins « tous frais sortis du moule » comme les décrira un de mes collègues spectateurs, une petite toison alléchante et un postérieur hmmmmm… Dans la foulée j’ai pris un salon avec elle afin de faire connaissance. Le premier abord fut très froid. Elle se tint à distance, et refusa de s’approcher. Alors que je la tutoyais naturellement, elle me demanda de la vouvoyer. Elle me fit bien comprendre à quel point elle méprisait les clients de cet endroit, et à quel point elle s’en méfiait aussi.

Petit aparté technique : évidemment, en tant que client de strip-show, on n’est a priori pas à son avantage. Le client type est âgé, moche, sexuellement frustré, et dans certains cas il se comporte comme un goujat, quand en plus il ne pue pas ! Ajoutons à cela que le but principal du salon privé étant de pouvoir se masturber pendant que la strip-teaseuse s’exhibe, le client, même s’il est beau gosse, est dans une position peu glorieuse… Et je passe sur le fait que la plupart des femmes, même strip-teaseuses, ne comprennent absolument pas les désirs sexuels des hommes.

Bref, même si je ne suis pas vieux, moche et grossier, je partais avec un sacré handicap. Je fis donc de mon mieux pour détendre l’atmosphère et montrer que je n’étais pas aussi repoussant que les autres. A la fin, elle me demanda ce que je faisais dans la vie. Alors que je lui disais sans trop rentrer dans les détails, je perçus une lueur d’intérêt, et elle me révéla qu’elle était étudiante dans un domaine voisin du mien. Les quelques éléments qu’elle me donna me laissèrent même penser qu’elle devait évoluer dans un milieu très proche du mien, et qu’il n’était même pas exclu que nous nous rencontrions dans un cadre plus professionnel. Je repartis de là en rêvassant à divers scénarios de rencontres impromptues et embarrassantes pour tous les deux…

La deuxième fois que je pris un salon avec elle (une ou deux semaines plus tard), je lui demandai de s’approcher, et elle accepta. Je parvins même assez rapidement à lui tenir les mains, puis à lui poser les mains sur le corps, sans qu’elle ne me repousse. Tandis que nous faisions un peu plus connaissance en discutant les bons et les mauvais côtés de son job, ou les motivations des strip-teaseuses et celles des spectateurs, j’établissais un contact physique avec elle en caressant doucement sa peau.

Combien ai-je fait de salons avec elle ? Quatre, cinq, six ? Toujours est-il que le contact progressait. La discussion restait un peu difficile, mais les corps, eux, se rapprochaient. Tout en lui caressant tout le corps, j’ai commencé à la prendre et à la serrer dans mes bras. Je lui ai caressé doucement le visage, massé la nuque.

Aparté technique : C’est marrant comme la nuque semble être une zone sensible qui fait fondre les femmes. Je revois cet instant où je tenais sa nuque bien fermement dans ma main, cela la plaçait dans une sorte de soumission volontaire, et son regard en disait long sur le plaisir qu’elle prenait (peut-être malgré elle) à cette situation. J’ai pu me rendre compte du pouvoir de la nuque à maintes reprises, et notamment dans les salons privés, où les circonstances font que le contact physique est plus facile et progresse plus vite que lors d’une rencontre dans un bar… Après, il ne faut jamais oublier que la strip-teaseuse fait un travail, et que même si elle a l’air troublée, cela fait partie du jeu de feindre la séduction. Je m’en suis bien rendu compte avec certaines danseuses, qui donnaient l’impression d’être folles de moi, mais qui me paraissaient peu crédibles, il était clair qu’elles faisaient le même numéro à tous les clients. Mais avec Lolita, c’était différent. De manière générale, Lolita ne jouait pas la comédie, elle était moins simulatrice que la plupart des danseuses. Elle m’avait d’ailleurs bien expliqué tout le déplaisir qu’elle avait à faire des salons privés, et elle ne manquait pas une occasion de me rappeler mon statut peu glorieux de client. C’est pour cela que lorsque je la sentis offerte, vulnérable, dans le creux de ma main, je me dis que j’étais sur la bonne voie.

Je continuai donc en déposant des baisers sur ses épaules, dans son cou, sur ses joues. Au 4ème ou 5ème salon, peut-être, je m’enhardis à l’embrasser sur les lèvres. A ma grande surprise, elle ne s’y opposa pas. Elle ne repoussa pas ma langue non plus et participa même dans une certaine mesure. A tel point qu’elle me laissa une grosse tâche de rouge à lèvres sur le col de la chemise… Quel frisson délicieux d’embrasser cette toute jeune femme ! Pendant tout ce temps, elle restait néanmoins sur ses gardes et relativement peu engageante dans sa conversation. J’essayais tant bien que mal de faire un peu d’humour, de me rendre intéressant, mais apparemment avec peu de succès. Je finis tout juste par obtenir que l’on se tutoie. Et je lui glissai que j’aimerais beaucoup la voir au-dehors.

Aparté technique : pour les strip-teaseuses, il est strictement interdit d’échanger leurs coordonnées avec les clients et de les voir en-dehors de l’établissement. Ce qui est en cause, c’est que des strip-teaseuses puissent faire une concurrence privée déloyale à la boîte, en proposant des services tarifés sur lesquels cette dernière ne pourrait prendre sa commission. Evidemment les rencontres non tarifées auxquelles la strip-teaseuse consentirait avec un homme qui leur plaît peuvent difficilement être interdites dans un contrat de travail, il n’en reste pas moins que les boîtes de strip-tease terrorisent les filles à ce sujet et ne se privent pas de virer celles qui sont prises en flagrant délit. Néanmoins, cela n’empêche pas les clients de tenter leur chance. Si j’en crois les témoignages convergents de plusieurs strip-teaseuses avec qui j’ai eu l’occasion d’en discuter, quasiment tous les clients leur proposent tôt ou tard une rencontre à l’extérieur. Autrement dit, le client qui souhaite sortir avec une strip-teaseuse soufre d’un triple handicap : 1) son statut peu glorieux de client ; 2) le fait que c’est interdit, et ce n’est pas que théorique, la fille prend vraiment le risque de perdre son emploi en acceptant ; 3) le fait que tous les clients précédents lui ont déjà fait la même proposition…

Il s’est maintenant écoulé environ deux mois depuis notre première rencontre. Quelques jours après ma précédente visite, j’avais trop envie de la revoir, et je revins donc pour prendre directement un salon avec elle, sans même passer par la salle. Je repris mes baisers de plus belle, et elle continua à les accepter. Je lui suggérai que nous ne pouvions plus nous contenter de 15 minutes de salon une fois de temps en temps, mais qu’il fallait envisager de se voir à l’extérieur pour faire plus ample connaissance et avoir un peu plus de temps devant nous. Elle considéra la proposition de manière sceptique, mais finit par acquiescer que c’était peut-être envisageable. Sur ce, je lui laissai ma carte de visite, en l’invitant à m’envoyer un email pour reprendre contact, et elle la prit. Je lui demandai également son prénom (le vrai), et elle me le donna. Sur ce nous nous quittâmes.

Je me doutais bien que nous ne nous reverrions pas de si tôt, vu la proximité des fêtes et mon départ prochain en vacances. Mais j’espérais vivement qu’elle m’envoie un petit message pour garder le contact. En attendant, je fis fructifier les quelques informations que j’avais sur elle : son prénom, et le peu que je savais de ses activités universitaires, ce qui me suffit dans la mesure où nous étions effectivement plus proches qu’elle ne le soupçonnait. De fait, je parvins ainsi à accéder facilement à des informations la concernant : son nom, son adresse, sa date de naissance, son email et même son numéro de téléphone portable ! Elle avait donc tout juste 23 ans, plus que les 16 ans qu’elle paraissait dans son numéro de Lolita, mais tout de même… 15 ans de moins que moi ! Evidemment, je n’imaginais pas abuser de son adresse et de son numéro. En revanche, au bout de 3 jours sans nouvelles de sa part, n’y tenant plus, je lui envoyai un email. Que n’avais-je pas fait là ?

Moins d’une heure plus tard, je recevais une réponse incendiaire me reprochant cette intrusion scandaleuse dans sa vie privée, ainsi que le ton (qui me semblait pourtant très modéré) de mon message. S’ensuivit une série d’échanges de messages alambiqués, incluant des excuses, des incompréhensions, des justifications, des quiproquos, à tel point que je finis par décréter que l’email n’était pas un mode de communication pour nous, que je mettais un terme à ces échanges absurdes, et que je lui laissai l’initiative de reprendre le contact ultérieurement si elle le souhaitait. De toute évidence, j’avais été maladroit, mais la demoiselle était aussi quelque peu compliquée et peu disposée à me laisser le bénéfice du doute sur quoi que ce soit que je puisse écrire…

Au cours des fêtes de fin d’année, mes lectures me firent découvrir cette citation attribuée à Chrétien de Troyes : « Femme qui abandonne sa bouche accorde sans peine le surplus ». Même si je n’avais jamais pensé à expliciter la chose d’une telle manière, cette phrase me parut d’une grande justesse, et est en tous cas en tous points conforme à mon expérience personnelle. Je me rassurai donc en me disant que malgré la communication orageuse entre Lolita et moi, j’avais néanmoins quelque chance de la revoir pour approfondir notre relation…

Trois semaines plus tard… Alors que j’étais en voyage professionnel, je reçois un email de sa part, contenant une seule ligne : un lien vers une de ses chansons fétiches sur laquelle démarre un de ses numéros. Je pris cela comme un signal encourageant, signifiant qu’elle ne boudait plus. Nous reprîmes donc les échanges par email, sur un ton un peu plus apaisé que l’année précédente. Correspondance apaisée, mais malgré tout pleine de quiproquos, de malentendus, de délires, de rebondissements. Décidément, cette fille est vraiment compliquée !

Après trois semaines de correspondance, à essayer, entre autres choses, de faire concorder nos agendas, nous avons enfin fixé notre premier rendez-vous, en milieu d’après-midi, dans un salon de thé à proximité de l’établissement. Non sans qu’elle m’ait prévenu en ces termes :
« [PS- Je donne peut-être une impression de grande assurance un peu gouailleuse à la Marie-vient-boire-un-thé-là qui ne s’exécute qu’avec trop d’initiative; mais ce n’est du qu’à la forme d’échange par mail. La courtoisie me commande de t’avertir dès à présent que je risque de me montrer terriblement embarrassée; froide; me demandant ce que je fais là… Je suis d’une race farouche et peu facile à approcher. Alors apprivoiser…]
Ta chance, c’est que j’adore le thé. »
Le ton était donné…

Premier rendez-vous avec Lolita, trois mois déjà après le début de cette aventure…

Lorsque j’arrive, elle est déjà assise à une table. Pour la première fois, nous nous retrouvons tous les deux habillés l’un en face de l’autre ! Au premier abord, j’ai un petit choc : je ne ressens plus autant d’attirance qu’au théâtre. Sa tenue très stricte et ses petites lunettes rectangulaires lui donnent un look d’étudiante se donnant des airs d’intellectuelle, à mille lieux de la créature érotique qui m’avait séduit. Et alors que dans le club je déplorais son maquillage tout à fait excessif, là son absence se fait ressentir. Nous entamons une conversation courtoise et quelque peu tendue. De toute évidence, la communication n’est pas facile entre nous. Nous ne sommes ni l’un ni l’autre du genre à faire la conversation sur tout et n’importe quoi. Quant aux sujets plus intéressants, ils sont sensibles et difficiles à aborder. Je parviendrai tout de même à lui donner une information qui me tient cœur, à savoir ma situation maritale. Je tiens à être d’emblée honnête avec elle et à ne pas lui faire miroiter des histoires de prince charmant. Elle semble accepter la situation sans difficulté. J’essaye de rétablir le contact physique que nous avions en salon, en lui prenant la main. Elle semble choquée par tant d’audace ! Elle dit à la fois ne pas y tenir, et en même temps elle y consent en laissant sa main inerte dans la mienne… Bon sang, que cette fille est compliquée et parfois exaspérante ! Nous clôturons cette après-midi laborieuse par une petite promenade dans une partie pittoresque du quartier, une tentative maladroite d’enlacement, et un petit bisou d’adieu, sans effusions excessives…

Petit intermède… Bien entendu, Lolita n’est pas la seule danseuse qui m’attire dans la boîte. Comme on peut s’en douter, la plupart des danseuses sont des créatures de rêves qui font tourner la tête de bien des spectateurs. Malgré tout, même si je peux apprécier objectivement la beauté de certaines, ce ne sont pas toujours les plus « canons » qui m’attirent le plus. En fait, je suis rarement attiré par les blondes type « Barbie » qui font craquer tous les mecs. J’ai un faible pour les brunes. Je préfère les toisons abondantes aux minous rasés. J’aime les filles qui dansent bien, qui ont une chorégraphie, qui ont un véritable talent, qui font de l’érotisme, plutôt que celles qui se contentent de se dandiner un peu puis d’écarter les jambes. Bref, mes goûts dévient un peu des stéréotypes des autres spectateurs, sans pour autant être particulièrement originaux.

Un ou deux mois avant que Lolita ne débarque dans l’établissement, deux autres brunes remarquables y avaient fait leur apparition. La première, que je nommerai Whitney (oui, en référence à Whitney Houston), était une magnifique femme noire avec un visage aux traits fins et un corps sculptural d’une fermeté hallucinante, une « créature » véritablement de toute beauté. La seconde, qu’on appellera Zazie, était une grande brune ressemblant un peu à la chanteuse du même nom (en plus jeune), au regard perçant et envoûtant, dotée comme Lolita d’une belle toison brune et d’un arrière-train généreux qu’elle aime exhiber sans pudeur. A cette époque, je concentrai donc mes salons surtout sur Zazie, et j’alternais régulièrement avec Whitney. En plus d’être attirantes, les deux jeunes femmes avaient de la conversation, et je développai de sérieuses affinités avec elles. Puis Lolita apparut, et bien que nous ayons des affinités moins évidentes, à mesure que je faisais une fixation de plus en plus grande sur elle, je délaissai quelque peu mes deux autres favorites. A tel point que Whitney finit par me le reprocher, me glissant par-ci par-là « tu ne t’intéresses plus à moi » ou encore « tu n’en as que pour Zazie et Lolita ». Je voyais bien la grosse ficelle consistant à feindre la jalousie pour récupérer des salons avec moi (les danseuses ont une commission sur chaque salon, évidemment), c’est commercial, mais c’est de bonne guerre. Néanmoins je ne me pouvais m’empêcher de penser qu’il pouvait y avoir un fond de sincérité dans ses taquineries, et je décidai de reprendre un salon avec elle à la prochaine occasion, dès que mes affaires auraient suffisamment avancé avec Lolita.

A partir du moment où je fus en correspondance régulière avec Lolita, j’arrêtai de la prendre en salon. Je n’avais plus besoin de cela pour avoir un rendez-vous avec elle, et je pouvais donc investir mon argent plus utilement en le consacrant à Whitney (et, occasionnellement, Zazie). Je ne fus pas déçu de ma reprise de contact avec elle. Je fis tout mon possible pour la rassurer sur l’attirance que j’éprouvais pour elle, et mis tout mon arsenal de séduction à l’œuvre. Il ne lui en fallut pas plus pour retrouver tout son enthousiasme, se montrer très chaleureuse, et même me faire des compliments ! Notamment sur mon anatomie, en faisant des allusions directes à ce qu’elle aimerait faire avec un grand braquemart comme le mien… Je lui dis « chiche » ! Evidemment elle eut l’air un peu surpris, mais bon, le contexte du salon ne permettait de toute façon pas de mettre le défi à exécution.

Avec Whitney, ce n’est pas la nuque mais une autre partie du corps qui lui fit un effet surprenant. Sans trop savoir d’où me venait cette inspiration, je me mis à lui mordiller les trapèzes (le muscle au-dessus de la clavicule). Apparemment personne ne lui avait jamais découvert cette zone érogène, et cela lui procura des sensations visiblement très intéressantes. A la fin de notre séance de câlins, elle me montra ses cuisses : non, je ne rêvais pas, c’était sa mouille qui coulait abondamment de son vagin tout le long de ses cuisses ! J’étais sidéré qu’elle puisse mouiller autant, et en réponse à une stimulation en apparence aussi anodine ! Ces préliminaires érotiques me semblèrent tout à fait prometteurs… Lors du salon suivant avec Whitney, je repris mes stimulations érogènes, et enchaînai par des baisers de plus en plus passionnés. Même si elle les accepta, elle se montra moins enthousiaste que Lolita côté baisers, et n’ouvrit pas la bouche. Soit…

La semaine suivant mon rendez-vous au salon de thé avec Lolita, je retournai à la boîte et repris un salon avec Whitney. Cette fois, fort des étapes précédentes, elle me semblait mûre pour une demande de rendez-vous. Je lui demandai si elle était libre pour prendre un verre, le soir même après sa journée de travail. A ma grande surprise, elle accepta. Nous fixâmes donc un rendez-vous dans un bar non loin de là.

J’étais sur un nuage ! Deux semaines consécutives, deux rendez-vous avec mes deux strip-teaseuses préférées ! Que pouvais-je demander de mieux ? A l’heure du rendez-vous, j’entrai dans le bar, en fis le tour, puis choisis une place qui me paraissait optimale : dans une pièce isolée pour qu’on soit tranquille, avec des banquettes pour qu’on soit à l’aise, dans un coin pour que l’on puisse s’asseoir l’un à côté de l’autre (plutôt que face à face) et qu’ainsi les contacts soient plus faciles. Je donnai à la serveuse la description de la personne que j’attendais, tout était prêt, les conditions étaient idéales, j’étais excité comme un adolescent !

Au bout de quinze minutes d’attente, je décide de commander une bière, ça la fera arriver. Mais le temps passe, le niveau de ma bière descend… Je ne m’impatiente pas, je sais qu’il peut y avoir des imprévus. Après la fin de son travail, un client s’est peut-être pointé pour prendre un salon avec elle, le genre de proposition qu’on ne refuse pas. Peut-être a-t-il payé des suppléments pour faire durer, le salaud ! Malheureusement, je n’avais pas pensé à donner à Whitney mon numéro de téléphone, le rendez-vous était tellement proche, ça ne m’avait même pas effleuré qu’on puisse en avoir besoin. Elle avait l’air de bien connaître le bar en question, mais peut-être s’était-elle trompée ? Peut-être tournait-elle depuis une heure à sa recherche ? Bref, au bout de trois quarts d’heure d’attente, la mort dans l’âme, je me rendis à l’évidence : c’était râpé pour ce soir. Je payai ma bière et partis la tête basse, en essayant d’éviter le regard de la serveuse qui attendait toujours de voir arriver une belle femme noire… Qu’est-ce qui avait bien pu foirer ? Il me paraissait inconcevable qu’elle ait pu délibérément me poser un lapin, et je continuai donc à conjecturer sur le coup du sort qui avait dû l’empêcher de venir.

Récit d’un féru anonyme de strip-teaseuse

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